PRÉSENTATION DE L'ASSOCIATION

Fondée le 07 Mars 2014 par des personnes aux responsabilités diverses


QUI ?
Notre association a été fondée le 7 Mars 2014 par des personnes aux responsabilités diverses, toutes plus ou moins proches de la forêt : élus régionaux et locaux, industriels, responsables syndicaux ou associatifs, sylviculteurs ...
Le conseil Départemental des Landes apporte un soutien actif à notre association au travers d'une subvention.
La Région Aquitaine et le conseil Départemental de Gironde sont également très intéressés et attentifs à nos travaux.
Elle est ouverte à tous, moyennant une adhésion modique fixée en Assemblée Générale.
Elle bénéficie du soutien financier du Conseil Départemental des Landes et intéresse également la Région Aquitaine et le conseil Départemental de Gironde.


POURQUOI ?
Depuis quelques années, plusieurs de ses fondateurs s'intéressent déjà à divers titres soit à la récolte de la gemme, soit à son utilisation, soit à sa commercialisation ou à sa transformation. Tous sont convaincus que la relance du gemmage, plus qu'une simple opportunité, est aujourd'hui devenue une nécessité économique et sociale pour la forêt landaise, pour l'Aquitaine et, au-delà, pour l'Europe elle-même.
La réunion de ces initiatives diverses marque une volonté de mettre en commun les avancées, les recherches, et les travaux accomplis jusqu'ici de façon isolée : cette première étape permettra à la relance du gemmage de voir le jour. L'arrêt du gemmage a eu lieu en 1990, pour des raisons essentiellement socio-économiques. D'une part, la rémunération du travail des gemmeurs était restée liée à leur statut de métayers qui n'a jamais évolué ; d'autre part les pays émergents commençaient à exercer une concurrence de plus en plus forte.
Toutefois, la situation a évolué :
- les pays émergents deviennent eux-mêmes consommateurs des produits issus de leur propre résine : ils exportent donc de moins en moins. Cela crée une forte tension pour nos industriels locaux, pour qui l'essence de térébenthine et la colophane, obtenues après distillation de la résine, sont des produits indispensables. Leur activité risque donc d'être peut-être assurée de façon régulière et dans de bonnes conditions de stabilité et de proximité
- nombre d’utilisateurs portent un intérêt accru pour la résine d’Aquitaine du fait de ses qualités reconnues, associées à un mode de gemmage particulier et nouveau, largement expérimenté à ce jour, qui permet d’obtenir des produits « traçables », « éco-certifiables », de qualité supérieure et d’une grande pureté

COMMENT
Dans ces conditions, la production locale devient économiquement acceptable, le surcoût pouvant être compensé par une meilleure valorisation, notamment auprès de certains marchés de niches. Or de tels marchés existent déjà pour l'essence de térébenthine et, concernant la colophane, certains commencent aussi à émerger.
Ces marchés permettent d'envisager dès aujourd'hui le démarrage d'une production, même très modeste. Ainsi amorcé, le mouvement pourrait ensuite se consacrer à la phase suivante (mise au point de procédés industriels récolte, distillation, commercialisation ...), puis à l'organisation de la filière (formation des gemmeurs, encadrement socio-économique, intégration de paramètres tels que la taxe Carbone ...).
Depuis la collecte de la résine jusqu'à sa transformation, notre région est déjà en mesure de maitriser techniquement toute la chaine de production grâce aux installations existantes.
A moyen terme, il s’agira de développer ce potentiel afin qu’il puisse absorber des volumes importants.
D’autres part, la commercialisation des produits issus de la térébenthine et de la colophane existe déjà. Seul reste donc à développer le créneau de la résine de qualité supérieure.
Nous disposons aujourd’hui de deux documents de travail sur lesquels nous appuyer :

  • La filière de la résine de pin en 2013 – Etude du secteur industriel de la résine de pin :
    Synthèse issue des résultats du projet européen SUST FOREST, engagé en 2011, et relatif aux campagnes de gemmage effectuées en Espagne et au Portugal.
  • Projet BIOGEMME « Technologie et logistique de récolte mécanisée de gemme de Pinus pinaster en forêt d’Aquitaine : document d’étape du projet BIOGEMME, lancé en 2010 par la société Holiste, qui présente les méthodes, les travaux, et les résultats obtenus après cinq années de gemmage en foret littorale dunaire.

LA SUITE ?
L'analyse sur l'année 2013 montre que le seuil de rentabilité est à portée de main. De nouveaux procédés en cours de développement combinés a un meilleur ajustement de la période de récolte permettront d'optimiser la production. De nouveaux procédés, actuellement en phase de développement, devraient permettre d'obtenir une production supérieure. II est toutefois difficile de se contenter de cette première analyse quand on sait que la Chine (qui est le plus gros producteur mondial) a la capacite de diriger le marché mondial en faisant varier les prix à sa guise, parfois du simple au double !
Cependant, des progrès et des avancées sont attendus dans divers domaines

  • recherche de marches de niche ;
  • intéressement des sylviculteurs et autres parties prenantes, telles que les collectivités locales ;
  • mise au point d 'un statut et d 'une rémunération attractifs pour le métier de gemmeur ;
  • optimisation des outils et des matériels de récolte.

Pour nous y aider, nous devons solliciter institutionnels et centres d'études, afin d'optimiser la qualité du produit récolté et d'améliorer la rentabilité autant que possible : il s'agit de créer de la richesse et de la partager de façon équitable.
De par ses atouts économiques, sociaux et écologiques sans oublier les bénéfices d'une présence humaine en forêt !
Il semble évident que cette activité a un grand avenir dans notre région.